Notons pourtant que la première version du texte de Vian, se terminait par : « Prévenez vos gendarmes / Que j'emporte des armes / Et que je sais tirer... », au lieu de l'habituel « Que je n'aurai pas d'armes / Et qu'ils pourront tirer... » Un esprit rappelant fortement celui de la Résistance (la Seconde Guerre mondiale était encore très proche), alors que la version modifiée (telle que l'enregistra, d'ailleurs, Vian lui-même, sans doute dans un souci d'apaisement et de conciliation), annonce déjà, avec quelques années d'avance, l'évolution des mentalités vers un pacifisme sans restriction.