icolas Sarkozy a ironisé, jeudi 1er juin, sur les propos de Ségolène Royal relatifs à la délinquance et l'a remerciée pour ce "soutien de poids". "Décidément, M. Blair est enfoncé et je suis persuadé qu'elle nous réservera de nouvelles surprises", a déclaré le ministre de l'intérieur.
Le probable candidat à la présidentielle ne rejette en tous cas "aucun soutien". "Si elle veut me soutenir, elle est bienvenue au club", a-t-il lancé aux journalistes.
Les responsables de l'UMP ont été nombreux à réagir, souvent ironiquement. Le député Yves Jego, proche de Nicolas Sarkozy, a estimé, sur le site de Libération, qu'il s'agissait d'"un virage à droite, manifeste et brutal". Il entend souligner les contradictions de la présidente de la région Poitou-Charentes : "concernant les centres d'éducation fermés (...), Ségolène Royal avait dit : 'On ne peut pas les traiter comme cela'. Aujourd'hui, avec l'encadrement militaire, elle va bien au-delà !". "Il faut lui proposer une carte à l'UMP", a-t-il lancé, railleur.
Le député-maire du Raincy, Eric Raoult, a qualifié de "socialo-réacs" les propositions de Mme Royal."Mettre l'armée autour des jeunes, supprimer les allocations familiales : quand Sarkozy le dit, c'est terrible, quand Ségolène Royal le dit, c'est acceptable", a-t-il dit sur France 2. Le député UMP Georges Fenech s'est félicité de voir que Ségolène Royal "marque soudainement une rupture avec l'angélisme socialisme à toute épreuve".