PARIS (AP) -- Le député socialiste des Hautes-Pyrénées JeanGlavany a fustigé dimanche «la faute stratégique majeure» deSégolène Royal qui «désoriente l'électorat» en proposant desmesures sécuritaires.«Nous avons besoin de démontrer que la démocratie a besoin de sesdeux jambes» à savoir la droite et la gauche, a souligné JeanGlavany interrogé sur les propositions de Mme Royal. «Quand on vadans un débat électoral de ce type avec une sorte de volonté demélanger les genres, de brouiller les valeurs, on désorientel'électorat».Lors du Forum Radio-J, l'ancien ministre de l'Agriculture aprévenu que «le moment venu il ne faut pas s'étonner si on a denouveau des accidents démocratiques comme 2002». «Nous devons entirer les leçons, cela veut dire montrer les différences et non pasbrouiller les images».Et de lancer qu»'il y a des précautions stratégiques à prendre enpolitique, qui ne sont pas prises par tout le monde aujourd'hui»,sans citer de nom.Le député socialiste a également déploré «la méthode» deSégolène Royal «qui consiste à alimenter le débat dans l'opinion,sans alimenter le débat chez les socialistes». «Je n'accepte pascette démarche, je n'arrive pas à m'y faire».
«Je me défie de ces propositions qui sont faites en dehors de nos
enceintes, alors que nous sommes en train d'élaborer notre projet
collectif», a-t-il ajouté.
Evoquant la proposition de la présidente de la région
Poitou-Charentes sur l'expulsion des étrangers ayant commis un
délit, Jean Glavany a souligné que «ce n'est pas dans notre
projet». Et «je n'ai pas vu cet amendement déposé dans la
fédération des Deux-Sèvres».
«Dans ce cadre-là, s'il y en a qui ont des propositions à faire
qu'il les fassent», a martelé l'ancien ministre.
Quant à un possible retour de Lionel Jospin, ce proche de l'ancien
Premier ministre a avancé que «si dans une démarche collective on
a besoin de lui, on pourra le convaincre». «Il peut être à la
disposition de son parti si le besoin s'en fait sentir».
«Nous avons un calendrier (qui) est celui de tous les socialistes
y compris de Lionel Jospin» à savoir qu'il devrait se soumettre au
vote des militants comme prévu, a-t-il précisé. «Je ne vois pas
comment ce serait possible autrement