Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

l'entartage de sego,

LA ROCHELLE  

Les explications de l'entarteur
de Ségolène Royal

Déçu par le Parti socialiste et par la politique menée par la présidente de Poitou-Charente, Jonathan Joly, qualifie son acte de "complément de bulletin de vote".

 
 

 

J onathan Joly, l'entarteur de Ségolène Royal à La Rochelle, s'est expliqué dans un communiqué intitulé "les fraises de la colère" et publié samedi 17 juin. Electeur socialiste qui "a voté pour Ségolène Royal aux dernières régionales face à Jean-Pierre Raffarin", il a déclaré avoir agit de manière "spontanée" pour interpeller la gauche en prenant aux mots "le slogan de démocratie participative". "Le fraisier doit être compris comme un complément de bulletin de vote [pour rafraîchir] la figure sévère de la nouvelle tenante du 'famille, ordre, sécurité et Tony Blair'", a-t-il ajouté. Face à une droite "brutale et choquante", et une extrême droite "relativement semblable", Jonathan Joly juge la gauche "complexée, sourde, hypocrite et démagogue", et la gauche plurielle "portée par un électorat qui tend à sombrer dans la déprime et la désillusion".

Violences policières ?

Selon Jonathan Joly, "l'entartage est une opération qui demande des comptes à la caste politicienne". Il serait réducteur de ramener "cette expression citoyenne symbolique et humoristique à de la lâcheté, une agression, et autres masques mensongers et arrogants".

 
 


Il adresse ainsi une "solidarité sans faille dans le terrorisme pâtissier" aux "concitoyennes et concitoyens habités par un sentiment analogue", adressant une "dédicace à Noël Godin" qu'il ne connaît pas. Jonathan Joly a également condamné sa garde à vue durant laquelle il aurait été "vilipendé, brutalisé et enfin enfermé une vingtaine d'heures".
Ségolène Royal avait reçu la tarte alors qu'elle se dirigeait vers des élus et sympathisants, réunis sur le parvis de la gare de La Rochelle vendredi après-midi quand "un homme, profitant de sa grande taille, a jeté depuis l'arrière du groupe une tarte avec beaucoup de crème et une seule fraise" sur l'élue, a raconté Denis Leroy, membre de son entourage proche et présent sur les lieux.

Une protection rapprochée

Selon lui, Ségolène Royal vêtue d'un tailleur blanc à rayures marron "a pris la chose à la rigolade mais s'est tout de même dirigée vers le jeune homme pour lui dire: Je ne sais pas qui vous êtes, mais ce que vous avez fait, ça n'est pas un acte de courage, c'est une agression".
De son côté, Ségolène Royal se dit inquiète pour sa sécurité selon Le Parisien.
"Dans n'importe quel pays démocratique, on m'aurait accordé une protection rapprochée. J'ai pris un gâteau, cela aurait pu être beaucoup plus grave" souligne la députée, précisant que "cet acte doit être puni comme n'importe quelle agression". Les militants ont encadré la fin de la visite de Ségolène Royal à La Rochelle bien que "la sécurité ne s'improvise pas" a-t-elle ajouté.

 -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 Une violence disproportionnée"
  par Jonathan Joly,
"entarteur" de Ségolène Royal.

Pourquoi avez-vous entarté Ségolène Royal ?

- Je l'ai entarté pour la ramener à la triste réalité, au monde des vivants et surtout, comme toute personnalité médiatique, pour lui rappeler ce qu'est la dignité. Ces derniers temps, elle s'est beaucoup "révélée" sur la scène politique et médiatique. C'était donc une cible privilégiée pour faire passer mon message. La gauche est actuellement au paroxysme de sa médiocrité. On arrive vraiment à quelque chose pas très loin du catastrophique et Ségolène Royal en est en grande partie responsable. De par ses positions et ses déclarations, elle est ce qu'il y a de pire pour la gauche plurielle. Elle représente l'horizon bouché de la politique socialiste. L'entarter était donc un geste symbolique. La tarte qu'elle a reçue doit être comprise comme un complément de mon bulletin de vote. Ce n'était pas, comme beaucoup l'ont écrit, un acte de violence ou de mécontentement, encore moins celui d'un anarchiste.
Je n'ai pas du tout prémédité mon acte, c'était un geste spontané. J'ai su qu'elle était en visite à La Rochelle et l'idée m'est venue naturellement.

 
 

L'entartage n'est à la base pas un geste violent et il est par ailleurs facile à exécuter. Juste avant qu'elle ne prenne son train, j'ai profité de l'occasion. Certains ont dit qu'elle était en pleine visite avec des élus, mais cela est entièrement faux. Il n'y avait rien d'officiel, elle était juste en déplacement.

Comment l'entartage s'est-il passé ? Quelle a été la réaction de Ségolène Royal et de son entourage ?

- Comme je l'ai dit, Ségolène était en train de se déplacer et de saluer quelques personnes sur son passage. C'est à ce moment que je l'ai entarté. La réaction des agents de sécurité a été immédiate. Il se sont jetés sur moi et ça a été très violent. Il m'ont rapidement mis à l'écart et brutalisé pour soi-disant me maîtriser. Les violences ont été telles que je compte prochainement porter plainte pour violence sur personne.
Lorsque j'étais en garde à vue, j'ai consulté un médecin qui a pu constater les nombreux bleus et ecchymoses sur mon corps. Heureusement pour moi, la scène a été filmé par des journalistes présents sur place. Le comportement des gardes du corps a vraiment été disproportionné et je pense que c'est à la justice de juger.
Quant à Ségolène Royal, elle a certes été choquée mais n'a pas eu le temps de me parler. Elle a voulu le faire mais j'étais à ce moment là assailli de toutes parts.

Où en sont les poursuites ? Et quels sont vos antécédents avec le maire de La Rochelle, Maxime Bonnot ?

- Je suis sorti hier de garde à vue. La police m'a signifié qu'une plainte avait été déposée à mon encontre. Mais bizarrement, il ne s'agit pas d'une plainte émanant de Ségolène Royal mais du maire de La Rochelle. Il est vrai que j'ai eu dans la passé certaines "histoires" avec Maxime Bonnot, mais ce n'est pas une raison pour que ce dernier raconte à la presse tout un tas de mensonge à mon sujet. J'envisage d'ailleurs de porter plainte à son égard pour diffamation. Il a raconté, je cite, que j'étais un "terroriste" qui avait déjà sévit à de nombreuses reprises. Or, c'était la première fois que j'entartais. D'autres propos qu'il a tenu sont également diffamatoires. C'est inacceptable de la part d'un élu, surtout de gauche.
Par le passé, j'ai eu plusieurs fois affaire avec lui.
Avec mon collectif Pif-Paf, bien connu dans la région, nous avions occupé les locaux de la DASS et sollicité l'aide du maire lors d'un conseil municipal. Ce dernier n'avait pas voulu nous entendre et nous avait fait évacuer. Une autre affaire, à laquelle il a fait référence hier dans ses déclarations à la presse, concerne une dégradation de son domicile par des affiches dont il m'accuse d'être le responsable. C'est entièrement faux et je compte bien le faire valoir.

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article