Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

la desinformation

Le sort de cet homosexuel, brûlé vif en janvier 2004, avait fait de lui une icône de la lutte pour les droits des gays. Mais, depuis, l'enquête piétine. Et le doute s'est installé: s'agissait-il vraiment d'une agression ?
Imprimer  

Extrait de l'article :
Image 1Alerté par ses cris, un homme intervient et appelle les pompiers, qui arrivent dix minutes plus tard. Il y a peu de voisins ce jour-là. Selon eux, les cinq chiens de Sébastien Nouchet et de Patrice Jondreville, d'habitude prompts à s'agiter, n'ont pas aboyé. Durant ses dix minutes de conscience, il confie à un brigadier avoir été agressé. Deux ou trois auteurs? Ses déclarations sont confuses. L'avocate de SOS Homophobie, Me Caroline Mecary, qui défend Sébastien avec Me Jean-Bernard Geoffroy, souligne qu'il parle déjà d'acte homophobe. Elle s'indigne maintenant des doutes des enquêteurs: «On lui fait payer son passé de dépressif, alors qu'on ne tient même pas compte du passé homophobe de Cornuel!» L'expert psychiatre a jugé la victime crédible: «La notion de mythomanie n'apparaît pas. [...] Il n'est pas retrouvé de tendance à l'affabulation ou de confusion mentale.»
«Nouchet invente tout», rétorque Yannick Cornuel, ce matin de mai, une casquette vissée sur la tête, les mains enfoncées dans les poches de son sweat. Certes, il se dit homophobe. Oui, il fait partie de la bande de Lens, près de l'impasse Mirza, où Sébastien Nouchet et Patrice Jondreville, originaires du sud de la France, débarquent en 2001. Durant de longs mois, le couple dit avoir subi de la part des jeunes des injures et des dégradations: coups de pied, vitres cassées, incendie à la porte. Fin 2002, les condamnations tombent pour deux personnes, dont Cornuel. Lui dit qu'il s'est contenté d'insultes. En décembre 2002, les concubins cherchent la tranquillité en déménageant à Nœux-les-Mines. Le harcèlement aurait repris dès août 2003 et, le 16 janvier 2004, c'est le drame. «Je n'ai jamais été là-bas, si ce n'est pour faire du ski quand j'étais petit», se défend Cornuel, qui, toujours mis en examen, n'a pas d'alibi sauf un arrêt maladie de deux jours et une panne de voiture l'empêchant de se déplacer. «Je n'aime pas les homos, mais je n'irais jamais jusqu'à brûler un mec!»
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article