La rue qui sera rebaptisée symboliquement en "Rue François Chenu" sera la rue Ste Croix de la Bretonnerie, à l'angle de la Rue des Archives, à Paris, dans le 4ème arrondissement, au coeur du Marais. A travers cette action symbolique, SOS homophobie souhaite alerter sur la recrudescence des agressions physiques envers les gays et réaffirmer l'urgence d'une vraie politique de prévention.
Dans la nuit du 13 au 14 septembre 2002, François Chenu était tabassé par trois skinheads au Parc Léo Lagrange, un lieu de rencontre homosexuel de Reims et laissé pour mort dans un plan d'eau où il s'est noyé. Deux ans plus tard, ses trois jeunes meurtriers (deux jeunes majeurs et un mineur au moment des faits) ont été condamnés à des peines allant de 15 à 20 ans de prison.
Ce drame et son verdict exemplaire n'ont malheureusement rien changé à la situation des homosexuels en France : SOS homophobie constate que les agressions homophobes restent encore trop nombreuses et souvent impunies. Pendant l'été 2005, l'association a encore recueilli un nombre croissant de témoignages sur sa ligne d'écoute concernant des cas de violences physiques graves, en particulier sur des lieux de drague (aire près d'Avignon, Parc Léo Lagrange de Reims, plages, etc.).
SOS homophobie déplore qu'à ce jour, trop peu d'actions soient réalisées dans les lycées et les collèges pour prévenir l'homophobie. "Car une politique d'éducation au respect des différences est indispensable pour qu'il n'y ait plus jamais d'"affaire François Chenu"".
www.sos-homophobie.org
Mis en ligne le 13/09/05
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