comme a lyon Toulouse, bordeaux, nantes et paris bien sur Le front syndical se brise à la RTM
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L'intersyndicale des grévistes à la Régie des Transports de Marseille (RTM) s'est séparée dimanche soir sur un constat de désaccord concernant les propositions du directeur général de l'entreprise Marc Girardot, ce qui a entraîné le départ des syndicats FO et UNSA, a-t-on appris de sources syndicales. L'intersyndicale ne compte plus que six organisations: la CGT, la CDFT, SUD, Solidaires, UGICT-CGT et la CFTC, qui proposeront lundi matin la poursuite de la grève pour un 43e jour aux salariés réunis en assemblée générale dans les quatre dépôts de bus de Marseille. FO et l'UNSA proposeront au contraire l'approbation de l'accord avec la direction et la reprise du travail. "Le front syndical s'est raccourci, il y a des gens qui ont des visions différentes qu'il faut respecter, les avis des syndicats divergent, le personnel devra trancher. Pour nous les avancées étaient insuffisantes", a reconnu Louis Iorio, représentant de la CGT au CE, qui précise que l'intersyndicale représente encore "plus de 75% du personnel roulant". "Il y a une scission, c'est clair, il ne faut pas pleurer", a ajouté Patrick Parra, délégué CFDT. "Nous nous sommes appuyés sur le vote de vendredi, où les salariés ont massivement approuvé les propositions syndicales dans notre décision de continuer le conflit". Selon les organisations qui restent au sein de l'intersyndicale, le texte de la direction n'apportait pas suffisamment de garanties sur l'unicité des réseaux bus, métro et tramway et ne répondait pas à des demandes salariales. "Je quitte l'intersyndicale car on a été sérieux, on a discuté pendant deux jours et on a obtenu un contenu. Je ne saute pas de joie, c'est un compromis de sortie de crise qui donne des garanties. Si nous avions eu ces propositions plus tôt, la grève aurait duré moins longtemps", a de son côté souligné Alain Requena, délégué FO. "Au bout de 42 jours, il faut savoir s'arrêter. Si nous sommes dépassés par notre base, qui décide de continuer la grève malgré tout, ce sera la responsabilité de chacun, pas la mienne". Au 42e jour de conflit, 42 bus circulaient sur le réseau, ainsi que trois rames sur cinq sur la ligne 1 du métro et l'ensemble des rames sur la ligne 2. |