ertrand Delanoë, le maire (PS) de Paris a indiqué, mercredi 19 juillet, qu'il avait engagé une "démarche à la fois humaine et ferme pour convaincre ceux qui vivent sous des tentes de se déplacer et notamment d'accepter des solutions concrètes d'hébergement".
Sur les berges de la Seine, des maraudes conjointes de l'unité d'aide aux sans-abri, qui dépend de la Ville, et des bénévoles d'Emmaüs ont démarré lundi 17 juillet, et doivent se poursuivre pendant un mois. "L'opération Paris-Plages obligeait à faire un certain état des lieux de la situation des SDF, explique Mylène Stambouli, adjointe (Verts) chargée de la lutte contre l'exclusion. Mais il n'y a pas de volonté de notre part d'évacuer les gens. Jamais les associations n'auraient accepté une telle démarche."
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Le syndicat UNSA-Police a dénoncé "une opération de nettoyage dans toute la capitale". "Nous sommes intervenus à la suite de bagarres entre SDF et d'agressions sur les passants", explique la préfecture. Fondateur du SAMU social, Xavier Emmanuelli, s'est déclaré, mercredi, "totalement opposé à la distribution de tentes". Cette initiative, a estimé Catherine Vautrin, ministre déléguée à la cohésion sociale, "encourage la sédentarisation et rend plus difficile l'accès des bénévoles aux gens de la rue".